J’ai pris cette photo il y a quelques temps. Je n’ai pas osé la publier tout de suite tellement elle m’a retournée. Je me suis trouvé à cet endroit par hasard, attiré par la très belle lumière. Je les ai vu soudain apparaître dans mon viseur. J’ai été parcouru de frissons. Peu après, ils sont passés près de moi. Tous très jeunes. Je les ai salués. Un m’a répondu. Tout le reste de la journée, j’étais habité par la colère et le dégoût. La politique est guidée par des idées nauséabondes. Quelqu’un ma suggéré d’avoir le courage de la publier. La parole raciste et nationaliste se libère. Si ceux qui pensent autrement restent silencieux, on entendra bientôt plus que cette parole. Puis le bruits des bottes dans les rues ?

Merci à mon frère qui m’a suggéré cette chanson illustrée par cette photo: Le Convoi, Dominique A.

Ils avancent lourdement dans le jour qui surgit
La route s’ouvre comme une plaie
Qui se referme sur leur passage
Qu’ils ouvrent comme une plaie
Au pied de grands barrages ils s’arrêtent et s’endorment
Ils rêvent de fruits et baies
De charbon posé sur le feu à ciel ouvert
Ils rêvent de fruits et de baies
(Le Convoi, Dominique A)

Ils avancent lourdement dans le jour qui surgit
La route s’ouvre comme une plaie
Qui se referme sur leur passage
Qu’ils ouvrent comme une plaie
Au pied de grands barrages ils s’arrêtent et s’endorment
Ils rêvent de fruits et baies
De charbon posé sur le feu à ciel ouvert
Ils rêvent de fruits et de baies
(Le Convoi, Dominique A)